CONFÉRENCE -
LE GENRE DE LA VIOLENCE :
LA RÉALITÉ DE L’ASSASSINAT DES FEMMES
AU GUATEMALA.
Conférence
Lieu: Café L'Innocent (adresse)
Date: samedi 20 mars 2010
Heure: 14h00
Entrée: gratuite
Dans le cadre d’une tournée québécoise organisée par le Projet Accompagnement Québec Guatemala, le Centre-Femmes du Grand-Portage et le Café l’Innocent vous invitent à une conférence sur le féminicide au Guatemala, samedi le 20 mars de 14h à 16h, au Café l’Innocent.
Vous pourrez y entendre Lubia Menéndez (Red Departamental de Mujeres de Chiquimula) et Genoveva Marroquín (Union Nacional de Mujeres Guatemaltecas), qui travaillent pour des organisations guatémaltèques intervenant auprès des femmes victimes de la violence et/ou qui la subissent au quotidien. La conférence sera accompagnée d’extraits vidéo tirés de Killer’s paradise, documentaire produit par la BBC, et sera suivie d’un échange avec le public qui sera invité à signer une lettre de pression qui sera envoyée aux autorités guatémaltèques pour les enjoindre à prendre leurs responsabilités en matière de féminicide et à agir en adéquation avec leurs mandats : si une loi contre le féminicide a vu le jour, comblant ainsi un vide juridique flagrant, son application concrète demeure en effet problématique. En effet, nous ne pouvons aborder le sujet du féminicide sans mettre en lumière l’incapacité générale des instances gouvernementales et légales à poursuivre les criminels –le taux d’impunité pour les crimes commis au Guatemala avoisine les 98%- et à offrir des réparations aux victimes.
Le féminicide est une réalité incontournable au Guatemala. Depuis plusieurs années, ce pays occupe le premier rang des Amériques en matière de meurtres de femmes. Depuis 2001, environ 4000 femmes sont mortes d’actes de violence. La majorité des victimes montrent des signes de torture et/ou d’agression sexuelle.
Le féminicide au Guatemala dépasse largement le cadre des drames particuliers de milliers de familles. Il a surtout à voir avec la faiblesse de l’État, le manque de formation et de sensibilité des opérateurs de justice, le machisme de la société guatémaltèque et le manque de ressources (par exemple des refuges pour les femmes) pour protéger la vie de celles qui osent dénoncer la violence.
La conférence abordera la problématique de la lutte des femmes guatémaltèques contre les pressions et les violences dont elles sont la cible, en évoquant les causes et les origines, l’héritage du conflit armé, l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre, l’inégalité structurelle existant entre les hommes et les femmes.
Cette activité est organisée avec l’appui financier du Fonds pour l’éducation et l’engagement du public à la solidarité internationale (FEEPSI) du Ministère des Relations internationales, géré par l’AQOCI (association québécoise des organismes de coopération internationale).
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